Situation de la gynécologie médicale – Sénat

Question écrite n° 02328 de M. Jean-Claude Leroy (Pas-de-Calais – SOC)

publiée dans le JO Sénat du 11/10/2012 – page 2202

M. Jean-Claude Leroy attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la situation de la gynécologie médicale. 

Suite à une mobilisation visant à réclamer de nouveaux moyens pour la gynécologie médicale et l’augmentation du nombre de médecins formés à cette spécialité, un accord signé en 2003 prévoyait la formation d’une soixantaine de médecins à la gynécologie (alors qu’ils étaient 130 avant 1986). 
Mais le suivi gynécologique indispensable pour les femmes est encore menacé. En effet, alors que dès 2003 il aurait fallu former 120 gynécologues médicaux par an pour le simple remplacement des départs à la retraite, ce sont seulement 27 postes d’internes qui ont été proposés à la gynécologie médicale pour 2010, 24 pour 2011 et 30 pour 2012. 
Cette spécialité, qui offre un suivi de qualité à toutes les femmes, prend notamment en charge la prévention et le dépistage précoce des cancers génitaux et mammaires, la contraception, le dépistage et le traitement des maladies sexuellement transmissibles (MST), la fertilité. Mais ce nombre réduit de postes permet difficilement d’effectuer une prévention et un suivi corrects. Selon les chiffres fournis par l’Observatoire national de la démographie des professions de santé, les effectifs actuels ne permettent plus qu’à un quart des femmes en âge de consulter d’avoir accès au spécialiste de gynécologie médicale alors qu’elles étaient 60 % en 1997. 
Si la situation perdure, ce sera une réelle régression pour les femmes et leur droit à la santé. La disparition de cette spécialité constituerait un considérable recul de notre société et la santé des femmes serait mise en danger. 
À l’heure où l’on s’attache à développer une politique de prévention et d’information en matière de santé, il est essentiel que la gynécologie, véritable médecine de santé publique, puisse continuer de s’exercer sur l’ensemble du territoire. 

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’elle entend prendre pour garantir à toutes les femmes un accès à la gynécologie médicale.

En attente de réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé.

Situation de la gynécologie médicale – Sénat.