Novembre 2011 Nouvelle campagne de communication sur la contraception

« Le gouvernement lancera une nouvelle campagne de communication sur la contraception, pour rappeler notamment qu’il existe d’autres méthodes contraceptives que la pilule, que l’on risque souvent d’oublier.
Cette campagne, qui comprend la diffusion d’un spot à la télévision, aura pour thématique: « Les Françaises utilisent-elles un contraceptif adapté à leur mode de vie ? « . Elle doit être présentée officiellement mercredi par la secrétaire d’Etat à la Santé Nora Berra et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).
La campagne vise en particulier « les femmes de 20 à 35 ans sous contraceptif oral ». Elle « interroge l’adéquation de leur contraception avec leur situation personnelle et rappelle qu’en cas d’oublis fréquents, d’autres modes de contraception peuvent être envisagés », souligne le ministère.
Malgré une large diffusion de la contraception en France, on compte 200.000 IVG par an. Deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes sous contraception. La pilule est le moyen le plus utilisé (60% des femmes utilisant une contraception), suivie du stérilet (23%), puis du préservatif (10%), selon des chiffres figurant dans un rapport de 2010 de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). Les autres moyens sont l’implant, le patch ou l’anneau contraceptifs. La pilule est d’une efficacité en principe quasi totale, mais sa prise quotidienne pose des difficultés, expliquait l’Igas, rappelant qu’une femme qui prend la pilule de 17 ans à 50 devra prendre, sans oubli, 8.000 comprimés. Près de 21% des grossesses non prévues en 2005 étaient observées chez des femmes qui était sous pilule.
En 2007, l’Inpes avait déjà lancé une campagne avec comme slogan « La meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit ». Pour l’Igas, la contraception orale « reste inspirée par le schéma d’une sexualité prévisible et régulière dans le cadre d’une relation de couple stable » qui n’est plus nécessairement en adéquation avec la sexualité d’aujourd’hui. L’Igas notait aussi que prendre la pilule peut être compliqué pour les jeunes filles, en particulier si elles doivent dissimuler leur vie sexuelle à leur famille, ou pour les femmes en situation de fragilité (violences, précarité…).
Enfin, toujours selon ce rapport, les médecins prescrivent trop systématiquement la pilule, souvent faute de formation suffisante pendant leurs études. »
AFP 25 oct 2011