L’ARS a présenté aux associations 28 propositions pour améliorer le parcours de santé des femmes ayant recours à une IVG

A la suite d’une mission d’audit sur la prise en charge des femmes ayant recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG), l’Agence a présenté aux associations concernées ses orientation sur ce sujet prioritaire de santé publique, le 5 juillet dernier.

http://ars.iledefrance.sante.fr/L-Agence-a-presente-aux-associ.140416.0.html

Cette mission répond à l’objectif de l’Agence d’assurer à chaque Francilien et Francilienne un parcours de santé de qualité, lisible et accessible pour tous.

En lien avec l’élaboration du schéma régional de périnatalité, la réflexion a porté sur la qualité du parcours de santé de la femme ayant recours à l’IVG. Le focus a été mis sur la lisibilité, l’accessibilité et la fluidité de ce parcours de santé, ainsi que sur la qualité de l’information, des conditions d’accueil et d’accompagnement de la femme dans les structures proposant des interruptions volontaires de grossesse.

La mission participe à la construction d’une politique régionale concertée et partagée de proximité, adaptée aux besoins des femme

L’Agence est allée à la rencontre de chacune des associations (de professionnels impliqués dans le soin et la prévention, de paroles de femmes, de représentants des usagers, de mobilisation des femmes) afin de dresser un état des lieux de la prise en charge des IVG et d’identifier les besoins dans la région.

En 2010, 225 127 IVG ont été réalisées en France et 55 867 en Ile-de-France.

Au total, 28 recommandations sont proposées dans le rapport de mission pour améliorer le parcours de santé des femmes :

  1. Mettre en place une commission consultative régionale multi partenariale
  2. Mettre en place un observatoire de l’IVG pour analyser la qualité des pratiques
  3. Créer une page dédiée à l’IVG sur le site internet de l’Agence
  4. Communiquer le répertoire des différents acteurs à tous les professionnels impliqués dans cette prise en charge
  5. Proposer que sur le dossier guide « l’interruption volontaire de grossesse », remis à chaque femme ayant besoin d’avoir recours à l’IVG, figure également l’adresse du site de l’ARS
  6. Recenser régulièrement les besoins en dossiers guide « l’interruption volontaire de grossesse » auprès des professionnels et les imprimer
  7. Proposer à chaque structure participant à ce parcours de santé de l’indiquer sur son site internet et de flécher cette offre en interne avec la déclinaison suivante « Contraception – IVG »
  8. Dresser un état des lieux et réaliser un suivi des difficultés d’accès aux soins liées à certaines pratiques tarifaires
  9. Impulser une réflexion au niveau départemental avec les conseils généraux, les centres de santé, l’assurance maladie, les établissements de santé, l’union régionale des professions de sante et les réseaux pour harmoniser régionalement ce parcours
  10. Maintenir et promouvoir l’IVG par aspiration sous anesthésie locale, en veillant notamment à la formation des soignants et à ce que l’offre d’une anesthésie générale soit maintenue
  11. Analyser plus finement les IVG médicamenteuses réalisées en établissements de santé
  12. S’assurer qu’une prise en charge des IVG instrumentales puisse être proposée jusqu’à 14 sa au sein de chaque territoire (SROS)
  13. Elaborer une enquête qualitative auprès des femmes ayant réalisé une IVG
  14. Veiller à la réalisation de « testing » régulier, les analyser et proposer des actions d’amélioration
  15. Centraliser, au sein de l’Agence, toutes les données sur cette thématique, les exploiter entièrement, réaliser des synthèses périodiques et les communiquer
  16. Rappeler la réglementation auprès des professionnels de santé et des établissements visant à tendre vers une exhaustivité des réponses dans les enquêtes SAE, BIG…
  17. Intégrer les centres de santé, les CPEF, et les libéraux dans les programmes d’enquêtes concernant l’IVG
  18. S’inscrire régionalement dans une démarche nationale pour les prochaines enquêtes, et/ou initier des enquêtes régionales avec l’Observatoire régional de la santé (ORS)
  19. Relayer les actions de communication nationales
  20. Proposer aux centres de formations (initiales et continus) des professionnels de santé, d’inclure systématiquement des modules de formation sur la planification, l’éducation familiale et l’IVG
  21. Initier une réflexion sur la pertinence et la faisabilité d’inclure dans chaque établissement pratiquant plus de 400 IVG par an, un centre de planification (CPEF) ou un établissement d’information, de consultation et de conseil familial (EICCF)
  22. Relayer l’information concernant la consultation annuelle de prévention gratuite pour les jeunes à partir de 16 ans et jusqu’à 25 ans, instaurée dans le cadre de la loi HPST. (art 55 de la loi HPST et art L. 162‐1‐17 du CSP)
  23. Suivre l’indicateur délai sur la région périodiquement et analyser plus finement les causes des délais allongés structure par structure
  24. Réaliser une étude concernant les femmes qui ne peuvent plus avoir recours à la prise en charge de l’IVG car ayant dépassé les délais de 14 SA
  25. Veiller à ce que chaque pharmacie centrale puisse délivrer contraception et pilule du lendemain aux femmes ayant consulté en PASS
  26. Veiller à ce que chaque établissement public de santé offre l’accès à tous les examens complémentaires nécessaires à la réalisation d’une IVG en tenant compte des délais et de la formation de chaque intervenant
  27. Assurer la pérennité d’une offre diversifiée de qualité et de proximité sur tout le territoire conformément aux recommandations de la haute autorité de santé
  28. Rappeler aux professionnels concernés par cette prise en charge les procédures devant respecter l’anonymat