Communiqué de presse de l’ANSFO

Les sages-femmes sont en grève illimitée depuis le 16 octobre 2013,

CP ANSFO novembre 2013

Le 27 novembre 2013

Communiqué de presse

 L’Association Nationale des Sages-Femmes Orthogénistes (ANSFO) soutient les sages-femmes dans leurs revendications d’autonomie de l’exercice de la profession.

Au-delà de la prise en charge de la grossesse et de l’accouchement, la sage-femme est le pivot d’un suivi global des femmes. C’est une profession médicale aux compétences définies autour de la physiologie et du dépistage des situations pathologiques concernant la santé génésique des femmes. En cas de pathologies et/ou de difficultés psychosociales, elle oriente les femmes vers un médecin ou autres professionnels de la santé. Par ailleurs, depuis 2009, la sage-femme peut assurer le suivi contraceptif et gynécologique des femmes en bonne santé. Mais ces compétences sont méconnues du grand public.

Etre une femme n’est pas une maladie. Le suivi gynécologique et obstétrical ne nécessite pas l’intervention d’un médecin en premier recours pour les femmes en bonne santé. Le maintien du système actuel se traduit par un surcoût pour la santé publique et l’ensemble de la société, d’autant plus préjudiciable en ces temps de crise économique.

L’ANSFO souhaite que les sages-femmes soient reconnues pour l’ensemble de leurs compétences, qu’elles puissent s’inscrire dans un parcours de soin global de la femme. Notre rôle doit être pleinement reconnu par tous les acteurs de la santé. Une femme doit pouvoir s’adresser à une sage-femme spontanément, sans que sa démarche ne soit découragée.

L’ANSFO demande que soient levées les incohérences législatives qui sont un frein à l’exercice de notre profession. Nous devons pouvoir prescrire TOUS les médicaments utiles à notre pratique, sans les restrictions qui nous empêchent par exemple de traiter une IST avant la pose d’un dispositif intra-utérin.

L’ANSFO souhaite que la place de la sage-femme dans le parcours de l’IVG soit enfin admise. Nous pouvons diagnostiquer une grossesse, mais pour une consultation pré-IVG, qui fait appel aux mêmes compétences, la femme doit obligatoirement s’adresser à un médecin. Une grossesse non souhaitée deviendrait-elle une pathologie ?

L’ANSFO demande également que la sage-femme, qui possède toutes les compétences nécessaires, puisse réaliser les IVG médicamenteuses.

Il est grand temps que les femmes et les sages-femmes agissent ensemble pour permettre ces évolutions que le système médical a trop longtemps empêchées.

A trop vouloir être aux côtés des femmes dans une démarche empathique, les sages-femmes avaient oublié de savoir combattre. Leur révolte est en cours. L’encouragement des femmes, des couples et des familles leur est indispensable, pour que les autorités les reconnaissent enfin et leur ouvrent un accès réel à l’exercice plein et entier de leur profession au service des femmes.

Contacts presse : Marjorie Agen – Présidente : 06 76 28 78 63

Céline Glorie – Secrétaire : 06 61 58 21 12